Nos articles, c’est tout un sujet. Parce que nous, dans le groupe, on a tous un regard un peu différent sur le style à adopter. C’est à la fois drôle… et parfois un peu déstabilisant. Mais toujours motivant.
Commençons par qui se cache derrière notre rédaction
Nous sommes plusieurs à écrire. Ceux qui sont inspirés, et ont des choses à dire. Dans la pratique, celui ou celle qui prend en charge un sujet fait ses recherches, rédige, puis le texte circule. D’autres passent dessus, ajustent, proposent. Parfois on ne corrige qu’une tournure, parfois une phrase entière, parfois c’est le ton qui est modifié.
Bref : c’est un travail collectif. Et comme dans tout travail collectif, il y a plusieurs sensibilités. C’est la partie la plus difficile. Il y a des plumes factuelles, d’autres plus engagées, certaines plus synthétiques, d’autres plus détaillées. Alors forcément, il faut trouver ce qui conviendra à la majorité d’entre nous.
Justement, parlons du ton
Dans l’actualité communale, il y a souvent des tensions. Entre d’un côté le maire et son équipe, et de l’autre nous, l’opposition (la minorité, comme nous préférons nous nommer). Et quand l’ambiance est tendue, nos articles peuvent l’être aussi. Pas par stratégie. Pas par volonté d’attaquer. Mais parce que la réalité est parfois rugueuse, et qu’elle finit par transparaître.
Rester neutre et parfaitement factuel dans ces moments-là, c’est parfois aussi simple que d’avaler un verre d’eau en se bouchant le nez. Vous voyez l’image ?
Le dernier article, par exemple, était clairement le reflet de notre consternation. Le conseil municipal avait été ponctué de propos que nous avons jugés diffamants. Les retranscrire “à froid”, sans émotion, comme si de rien n’était, relevait de l’exercice d’équilibriste.
On a essayé. Mais on ne va pas faire semblant : ça a débordé un peu.
Cependant nous avons une règle d’éthique : même si nous sommes en opposition sur les méthodes et les actions menées par la majorité, nous respectons les personnes.
Et la longueur, alors ?
Autre sujet qui nous pose question : nos articles sont parfois longs. Et parfois techniques.
La politique locale, ce n’est pas toujours une histoire de bancs publics ou de fleurs à planter. Il y a du législatif, du réglementaire, du budget, des compétences, des sigles obscurs, des décisions qui s’empilent. On essaie de traduire tout ça en français courant. Mais sans simplifier au point de déformer. Résultat : des textes parfois denses. Pour certains, trop. Pour d’autres, nécessaires. L’équilibre là encore est parfois fragile.
Ce qu’on essaie de faire (vraiment)
Chez Un Élan Pour Le Fauga, on n’écrit pas pour avoir raison.
On écrit pour expliquer, éclairer, donner des clés de compréhension. Et, soyons honnêtes, aussi pour évacuer parfois un peu de tension collective. D’ailleurs il arrive que certains articles ne soient pas publiés car ils n’avaient qu’une vocation « thérapeutique » après un conseil tendu.
Alors on peut probablement mieux faire. Être plus clairs. Parfois plus courts. Parfois plus légers. Mais on sait aussi pourquoi on écrit comme on le fait : parce qu’on est investis, concernés, et attachés à ce qui se passe dans notre commune.
Et vous, vous en pensez quoi de nos articles ?
Plutôt utiles ? Trop longs ? Ou trop techniques ?
Peut-être trop tendus ? Ou finalement nécessaires pour comprendre ce qui se joue localement ?
Dites-le nous.
En commentaire, par message, autour d’un café, comme vous voulez.
Parce qu’au fond, nos articles ne sont pas figés.
Ils évoluent.
Comme nous.
Et comme le Fauga.

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